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Jeûne et sommeil


Barbara Philipps - 03/11/2022 - 0 comments

JEÛNE ET SOMMEIL

Ce que nous savons sur le chapitre et nos conseils pour un sommeil réparateur

Jeûner, c’est investir dans sa santé. Et pour mener une vie saine, il faut dormir suffisamment. Le rapport entre les deux ? C’est ce que nous allons nous employer à vous expliquer, en vous révélant les changements vécus par nos hôtes jeûneurs et 8 conseils pratiques pour un vrai sommeil réparateur.

En quoi le sommeil joue-t-il un rôle si crucial pour notre santé ?

Offrir aux gens les moyens de mener une vie saine et épanouie est une priorité absolue chez Buchinger Wilhelmi. Mais que de ressources et de potentiels cachés en tout un chacun ! Parmi les leviers permettant d’autoagir sur sa santé, citons entre autres l’alimentation et le jeûne, mais aussi l’exercice, l’équilibre émotionnel et enfin (et pas le moindre) le sommeil ! Longtemps réduit à une simple absence d’activité, le sommeil constitue en réalité un « programme » à part entière qui s’avère essentiel à notre régénération physique et émotionnelle. Du reste, saviez-vous que l’être humain peut vivre bien plus longtemps sans manger que sans dormir ? La privation de sommeil est une véritable torture, et pour le corps, et pour l’esprit.

Or nous dormons de moins en moins. Le temps de sommeil moyen par nuit est passé, ces 70 dernières années, de 7,9 heures (enquête, 1942) à seulement 6,3 heures, soit une baisse de près de 20 % ! Et sur cette regrettable réduction du temps passé au lit vient se greffer l’augmentation vertigineuse des quantités d’impressions à gérer. Tout s’accélère à la vitesse grand V, la vie devient de plus en plus trépidante et les technologies de la communication (smartphones, médias sociaux et Cie) sont en passe de nous saturer le cerveau. Voilà pourquoi nous aurions besoin, tout compte fait, de dormir plus (et non moins) pour récupérer et gérer tout ça à bon escient.

Sommeil et jeûne : ce que l’on sait jusqu’à présent

Même s’il n’existe pas encore d’études cliniques de grande envergure sur le sommeil pendant le jeûne, nous avons pu observer que les personnes en train de jeûner dorment subjectivement moins longtemps, tout en se sentant, néanmoins, profondément reposées au réveil.

Voici à quoi ressemble le rythme naturel du sommeil

La tombée de la nuit stimule la sécrétion de la mélatonine, lançant, par là, le programme de notre cerveau circadien, configuré pour nous faire dormir et jeûner. Le sommeil « normal » est constitué d’une série de cycles d’environ 90 minutes chacun. Dans la première moitié de la nuit, votre corps se trouve dans la phase dite de sommeil profond (non-REM), pendant laquelle ce sont surtout les fonctions physiologiques et la musculature qui vont pouvoir se reposer. À cette première phase, qui débute généralement vers 22 heures pour s’achever aux alentours de 2 heures du matin, succède la phase REM (rapid eye movement ou sommeil paradoxal) qui se caractérise notamment par une production onirique intense et qui dure jusqu’au lever.

Schlafzyklen zum Thema Fasten und Schlaf

Quels sont les changements rapportés par des personnes en train de jeûner ?

À la clinique, nous avons effectué une étude auprès de personnes qui jeûnaient, en les interrogeant sur leur sommeil. Environ 20 % d’entre elles estimaient que leur sommeil était différent de celui auquel elles étaient habituées. C’est surtout dans les premiers jours que nos hôtes nous disaient avoir le sentiment de dormir moins que de coutume, pour notamment se réveiller la nuit plus souvent. Or, lorsqu’on leur demandait à quel point ils se sentaient reposés le lendemain, tous s’accordaient à reconnaitre que même en ayant eu « l’impression d’avoir moins dormi, ils s’étaient sentis étonnamment frais et dispos au saut du lit. » Certains avaient même recouvré leur dynamisme juvénile. Au premier jour de reprise alimentaire, d’aucuns ont déclaré avoir retrouvé leur sommeil « d’avant » et se sentir à nouveau moins reposés le matin.

Récemment, nous avons réalisé une autre étude sur des sujets équipés cette fois de dispositifs portables, lesquels nous permettront d’obtenir des résultats plus précis lors de l’évaluation.

En attendant, il nous paraît tout à fait justifié d’accorder du crédit aux propos tenus par notre fondateur, Otto Buchinger, qui prônait que « Même une nuit blanche peut s’avérer une grâce ! » et recommandait aux « insomniaques » d’apprendre par cœur un poème ou un psaume en attendant que Morphée ne revienne. Une stratégie ingénieuse qui permet effectivement d’éviter de « se faire son cinéma », comme le chantait Nougaro, et de replonger paisiblement dans le sommeil.

À propos changement, autre question souvent posée : le jeûne intermittent modifie-t-il le sommeil et comment ?

En principe, les habitudes de sommeil ne devraient pas changer ici de manière significative, dans la mesure où l’on ne jeûne que quelques heures pendant la nuit et que le corps n’a donc pas le temps de commuter complètement en mode jeûne. Il faut généralement jeûner plusieurs jours avant que des changements n’apparaissent. Ergo, les personnes qui suivent le programme de cinq jours de notre COFFRET JEÛNE auront toutes les chances de percevoir effectivement une différence.

Pourquoi le jeûne a-t-il un impact sur le sommeil ?

Les raisons pour lesquelles le jeûne peut exercer un effet sur le sommeil n’ont pas encore fait l’objet de recherches ciblées. Il est vraisemblable que le passage à la combustion des graisses et la cétose qui s’ensuit génèrent une certaine agitation. Une autre piste à suivre réside dans la brève phase de stress en début de jeûne qui s’accompagne du changement métabolique.

Au demeurant, notre état émotionnel restera toujours l’un des facteurs clés de notre sommeil. Lors d’une cure de jeûne, les mécanismes de compensation habituels, dont on dispose au quotidien, font défaut. Résultat, il n’est pas rare de voir dans ce contexte remonter certaines émotions refoulées en surface, et favoriser ainsi l’agitation nocturne. Ce qui n’est pas sans avantage, les émotions pouvant dès lors être perçues et assimilées.

Un séjour dans une clinique Buchinger Wilhelmi vous offre l’opportunité de vous évader du quotidien, de changer de rythme et d’avoir plus de temps pour vous. En vous obligeant à suivre un emploi du temps journalier, plus structuré, le jeûne vous permet de satisfaire l’une des conditions essentielles à un bon sommeil.

Vidéo : Dr. Françoise Wilhelmi de Toledo sur le jeûne et le sommeil

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Conseils pratiques pour un sommeil réparateur en cours de jeûne, mais valables aussi au quotidien

Après avoir tiré au clair les raisons de l’importance d’un bon sommeil, passons au plan d’action pour obliger Morphée à ne plus vous bouder ! Voici quelques règles élémentaires à observer pour bien dormir la nuit* :

Gardez un bon rythme

Un emploi du temps structuré aide votre corps à s’endormir la nuit. Nous recommandons de vous mettre au lit à 22 heures, de manière à engranger suffisamment de sommeil profond et paradoxal.

Faites de l’exercice dans la journée

Se bouger n’est pas seulement bon pour le corps, ça l’est aussi pour le sommeil. Toutefois, veillez à ne plus pratiquer d’activités physiques trop intenses juste avant d’aller vous coucher. Réservez vos sports d’endurance ou vos randonnées pour la journée, et priorisez le soir des petites promenades décontractées ou des séances de yoga ou de stretching.

Arrêtez/réduisez votre consommation d’alcool ou de café

Nous recommandons de ne consommer l’alcool ou le café qu’avec parcimonie.

Veillez à ce que l’environnement soit calme et sombre

Lorsque vous ne pouvez pas obscurcir votre chambre, utilisez un masque pour les yeux. Au fait, saviez-vous que notre cerveau ne perçoit pas le clair de lune ou la lumière des bougies comme une source lumineuse susceptible de perturber le sommeil ?

Fuyez la lumière bleue avant de vous endormir

Nous recommandons de ne plus regarder d’écrans 3 ou 4 heures avant de se mettre au lit.

Dédiez votre lit exclusivement au sommeil

D’emblée logique, non ? Pourtant, combien de gens continuent à rédiger des courriels, à regarder la télévision ou à discuter au téléphone, alors qu’ils sont déjà couchés ! Entraînez-vous à ne considérer votre lit QUE comme un lieu de repos.

Misez sur des températures fraîches

Au nombre des aides à l’endormissement figure tout en haut de la liste l’abaissement de la température corporelle. Vous qui dites aimer votre corps, facilitez-lui donc la tâche, et veillez à ce que la température de votre chambre ne dépasse pas 18 degrés. N’hésitez pas, non plus, à dormir fenêtre (entr)ouverte, l’air frais étant si bon pour la santé ! Et pour les personnes frileuses, il existe x moyens imparables pour réchauffer un lit ou un corps glacé : couettes, bouillottes & Cie !

Solution d’urgence en cas de manque de sommeil, la sieste éclair

L’efficacité de ces petits sommes express de 5 à 20 minutes, dans l’après-midi, ne doit surtout pas être sous-estimée. La fatigue vous prend, l’épuisement s’installe, mais inutile de vous précipiter sur le café. La sieste éclair fait des miracles. Conditions sine qua non : bien choisir son moment, idéalement dès que la fatigue se fait sentir (pour la majorité d’entre nous, après le déjeuner), et surtout, écouter son corps !

*Attention, ces conseils s’adressent exclusivement aux personnes en bonne santé et ne présentant que des troubles du sommeil légers. Si vous pensez que votre problème de sommeil revêt un caractère pathologique, grave, qui nécessiterait, le cas échéant, un traitement médicamenteux, consultez impérativement un médecin. Chez nous, à la clinique, vous pourrez éventuellement demander à passer une polygraphie cardiorespiratoire, laquelle permettra de diagnostiquer d’éventuels troubles du sommeil. Pour votre gouverne, sachez que nous travaillons aussi avec un laboratoire du sommeil.